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La population oasienne

Quels sont les métiers et savoir-faire oasiens ?
Découvrez ci-dessous le rôle primordial de la population oasienne pour la survie de ces écosystèmes.

Importance de la population oasienne

Les oasis font vivre les populations des zones arides, en leur fournissant un accès à l’eau mais les oasiens font aussi vivre les oasis. Sans intervention humaine, il n'y aurait aucune végétation. Environ 150 millions de personnes dans le monde vivent dans des oasis. Cependant, avec la dégradation des oasis au fil des décennies dû au manque d’entretien, aux sécheresses et autres aléas climatiques, ces espaces de terres fertiles perdent de leur valeur, obligeant les populations à partir et à abandonner les oasis, qui ne survivent pourtant qu’avec un entretien humain. 

 Les différents métiers oasiens 

Les oasis comprennent des métiers spécifiques pour s’occuper des palmiers dattiers et de leur écosystème particulier mais aussi des métiers agricoles répandus comme les semenciers, les apiculteurs et des métiers tournant autour de la production de dattes comme les artisans…
Tour d’horizon des métiers oasiens. 

  • les semenciers : les semenciers exercent l’autoproduction des semences maraîchères. Ils luttent au niveau local contre les semences importées qui ne sont pas adaptées aux conditions de production dans les oasis comme les tomates, les grenadiers, les pêchers, les dattiers... 
  • les phoeniciculteurs : les phoeniciculteurs ou grimpeurs de palmier, sont les piliers de la production des palmiers dattiers. Ils entretiennent les dattiers au sol, assurent leur pollinisation, plantent les nouveaux dattiers. Ils escaladent les arbres pour récupérer les fruits, perchés à des hauteurs vertigineuses (entre 15 et 30 mètres). Ils peuvent faire de mauvaises rencontres en haut du palmier, comme des vipères ou couleuvres lovées dans les palmes. Les phoeniciculteurs doivent donc avoir une grande force physique mais aussi mentale.
  • les agriculteurs : les agriculteurs doivent assurer le maintien de l’agro-système oasien et rivaliser d’ingéniosité pour capter l’eau, ressource rare et précieuse dans ces zones. Ils mettent en place des systèmes d’irrigation dans les oasis, entretiennent ceux déjà en place, cultivent les terres et pratiquent l’agriculture traditionnelle à trois étages : la strate arborée, la strate arbustive et la strate herbacée. Les agriculteurs peuvent aussi assurer la pollinisation des palmiers dattiers et des arbres fruitiers, en étant ou faisant appel à un apiculteur, mais aussi par le rôle des grimpeurs.

 

  • les artisans : les produits issus de l’agriculture en oasis sont transformés par des artisans et artisanes en dattes séchées, jus, confitures, henné, paniers par le tissage des palmes, compostage par le broyat des palmes, etc. Autant de produits à découvrir en visitant les oasis ! 

Les savoir-faire oasiens

Le savoir-faire des oasis s’est construit au fil des siècles et des contextes, adoptant des innovations en fonction des besoins des populations, tout en préservant des connaissances uniques sur le fonctionnement et la vie d’une oasis. Quelques exemples de savoir-faire: les semences des oasis de Gabes en Tunisie, les sous-produits du palmier dattier comme des nattes et l’utilisation des noyaux et résidus des dattes pour l’alimentation du bétail dans la Wilaya du Tagant en Mauritanie, les olives de table à Skoura au Maroc ou bien le compostage des déchets du palmier à Chenini en Tunisie.

 

Mais aussi des exemples de savoir-faire essentiel à l’entretien des oasis : la réintroduction d’espèces végétales locales pour contrer l’avancée dunaire dans la Wilaya de l’Assaba en Mauritanie, la technique d’approfondissement des puits dans l’oasis de Tawaz en Mauritanie, ou encore la gestion de l’eau par galerie souterraine appelé Khettara dans la province d’Errachidia au Maroc.

Retrouvez ces bonnes pratiques oasiennes plus en détail ici

implication des femmes et des jeunes

Les oasis sont des lieux de vie fragiles mais vitales pour les populations locales. C’est pourquoi la jeunesse oasienne est engagée dans la protection de ces espaces face aux effets du changement climatique. Le projet TERO est un exemple de renforcement de l’engagement des jeunes volontaires locaux dans les oasis du Maroc, de Mauritanie et de Tunisie. Développer les opportunités de travail dans l’agriculture oasienne permet d’éviter le chômage des jeunes mais aussi leur exode vers les villes. 

Les femmes assurent des rôles socio-économiques essentiels dans les oasis, contribuant de manière efficace à l’économie oasienne par des activités de valorisation des produits comme les dattes grâce à des savoirs-faire transmis de générations en générations. Les femmes ont souvent développé des projets d’agroécologie pour lutter contre la raréfaction de l’eau et l’appauvrissement du sol. Les femmes oasiennes combinent des savoirs traditionnels et des acquis de la recherche, pour concilier développement agricole, protection environnementale et biodiversité. 

La population oasienne, femmes, hommes, jeunes, est complémentaire pour l’entretien, la valorisation et la survie de leur lieu de vie.

 

 

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