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Projet PACO 4

Sous-titre : Programme d’actions concertées des oasis
Résumé :
Ce projet constitue une suite de la phase 3 du PACO mis en œuvre par les membres du RADDO de septembre 2013 à novembre 2016. Au Maroc, l’Association Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP) conduit, en partenariat avec les membres du Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis (RADDO), un projet intitulé programme d’actions concertées des oasis IV (PACO4) financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le PACO4 a pour objectif de promouvoir le développement durable des oasis. Ce projet a mis au coeur de sa stratégie d’intervention l’importance de renforcer les actions de la société civile dans la défense des questions oasiennes auprès des pouvoirs publics nationaux et internationaux. Cela dans l’optique d’améliorer les conditions de vie des populations oasiennes qui représentent une part considérable de la population nationale.
Pays : Algérie, France, Maroc, Mauritanie, Niger, Tchad, Tunisie
Année : 2018
Budget : 1 290 810 euros

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Présentation du projet

Contexte: 

  • Eléments de diagnostic de la zone d’intervention :

Erigées en des points stratégiques des zones arides et désertiques du pourtour saharien au cours de l’histoire, les oasis sont l’œuvre de sociétés qui ont su développer une maîtrise remarquable des ressources en eau via une gestion sociale stricte (droits d’eau, transmission, servitudes, entretien) et l’élaboration de techniques ingénieuses. 

Ces spécificités sont aujourd’hui remises en cause sous la contrainte de plusieurs facteurs autant démographique (pression accrue sur le milieu), qu’économique (baisse des revenus agricoles, faible valeur ajoutée des productions), social (morcellement foncier et des droits de successions, absentéisme, migrations) et environnemental (sécheresse, désertification). Les tendances du changement climatique sur la région déjà sous tension indiquent une accentuation de la sécheresse et par conséquent des pressions accrues sur les ressources dont l’eau qui déjà en quantité limitée. Le nombre d’oasis a considérablement diminué du fait de leur abandon et du manque d’entretien. 

  • Principales caractéristiques socio-économiques ? 

Le projet se situe dans des pays au contexte politique stable. Même si la Tunisie a connu des changements importants suite aux printemps arabes, la situation politique s’est aujourd’hui stabilisée. D’un point de vue économique et social, l’ensemble des pays (le Maroc mis à part) connaissent un chômage important avec des régions oasiennes fortement isolées notamment en Mauritanie et au Tchad. Dans la sous-région l’Algérie constitue un cas particulier avec une économie fortement dépendante de ses exportations d’hydrocarbures et donc extrêmement sensible aux cours internationaux. Cette situation volatile peut être source d’instabilité pour l’ensemble de la région.

Pour les pays de la zone saharienne, une partie des régions oasiennes se situent en zones classées rouges par le MAE français indiquant une situation sécuritaire particulière. Face à cela, le fonctionnement en réseau dont l’action est basé sur des partenaires locaux permet d’intervenir dans des régions marginalisées.

  • Historique des interventions sur la zone d’intervention ? 

En 1993-94, une ONG française, le CIEPAD, devenu par la suite le CARI, a initié avec l’ASOC, anciennement Club Unesco Alecso, une action de réhabilitation de l’oasis de Chenini Gabès en Tunisie avec le soutien du CCFD, du Conseil Général de l’Hérault et du MAEE. Sur la base de cette expertise, ils ont organisé un premier atelier d’acteurs oasiens en juin 2000, à Chenini Gabès. Cette rencontre a donné lieu à la constitution des embryons du RADDO et la mise en place d’un CSP à titre bénévole composé de quatre associations actives dans les oasis et réparties dans les quatre pays du Maghreb. Une deuxième rencontre organisée en novembre 2001 à Ghardaïa-Beni Isguen par l’APEB, partenaire du CCFD, et réunissant des associations oasiennes de l’ensemble du Maghreb, a donné lieu à la création du RADDO et la définition de ses fondements et bases d’organisation. 

Après avoir participé à un certain nombre de rencontres internationales, le RADDO a lancé en 2008 son premier programme d’action  lui permettant de renforcer son organisation et son action. A l’issue de ce premier PACO, l’AOFEP, partenaire du CARI dans le cadre d’un programme national de sauvegarde des oasis du Maroc (2006-2011), a endossé le rôle de point focal au Maroc suite à l’ALCESDAM. La rencontre de nouveaux partenaires concernés par les oasis dans les instances internationales a été à l’origine de l’élargissement au Tchad. La participation du RADDO à de très nombreuses rencontres internationales a émaillé le parcours du réseau et a renforcé sa visibilité et sa crédibilité. La COP22 à Marrakech en 2016 a été l’occasion, via l’organisation et l’animation d’un vaste espace « oasis et terres arides », de clôturer de manière très visible le dernier PACO en affirmant le professionnalisme du réseau et confirmant tout l’intérêt de nombreux acteurs du développement (Banque Mondiale, UNCCD, ANDZOA, FAO, UMA…) pour le réseau. L’ensemble de ces partenaires a été directement impliqué dans l’évaluation du programme précédent et la rédaction du présent projet discuté au cours des derniers CSP.

  • Problématique de la zone justifiant une intervention :

La problématique oasienne était absente des agendas internationaux et faisait l’objet d’une attention faible au niveau des pays malgré les intérêts que présentent ces agro-écosystèmes dans des régions constituées à 80% de terres arides (population importante, points de fixation de populations, opportunités de production agricole écologiquement intensive, contribution à la sécurité alimentaire locale…).

Projet/programme:

  • Nom :  Programme d’actions concertées des oasis (PACO) au Maghreb et en zone saharienne 
  • Partenaires :  
  • Points focaux RADDO au Maghreb : AOFEP au Maroc, APEB en Algérie, ASOC en Tunisie, Association Tenmiya en Mauritanie.  
  • Associations référentes en Afrique subsaharienne : Association Lead au Tchad
  • Partenaires en France : CARI
  • Articulation ponctuelle et ciblée avec les réseaux RéSaD (Mali, Burkina, Niger) et Groupe de Travail désertification (France) ainsi que Drynet (international) 
  • Durée:
  • Premiére phase : 
    • PACO 1 : 2008 – 2010 
    • PACO 2 : 2011 – 2012 
    • Deuxiéme phase 
      • PACO 3 : 2013 – 2016 
    • Troixième phase 
      • PACO 4 : 2017 -2020 
  • Objectifs :

Objectif global : Promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb et de la zone saharienne en sauvegardant et valorisant le patrimoine naturel, économique, social et culturel

Objectif(s) spécifique(s) : Ce projet repose sur trois composantes ayant chacune un objectif spécifique :

  • Objectif 1 - Consolider le réseau par le renforcement et le développement des plates-formes nationales pour améliorer son fonctionnement et favoriser sa pérennité 
  • Objectif 3 - Partager et diffuser des pratiques de gestion durable des ressources naturelles  oasiennes par la mise en place de projets contribuant au développement et la viabilité des oasis (gestion intégrée des ressources en eau, adaptation au changement climatique...)
  • Objectif 2 - Appuyer et renforcer les capacités des organisations de la société civile des oasis pour favoriser la prise en compte de recommandations issues des réalités locales en vue de contribuer aux politiques publiques existantes ou à créer relatives aux oasis
  • Résultats attendus :

Objectif 1 : 

R1 : Le RADDO est un réseau structuré qui s'appuie sur une organisation et des activités pérennes

R2 : Le RADDO se base sur des plates-formes organisées dans chacun des pays d'intervention

Objectif 2 : 

R1 : Le RADDO se situe comme partie prenante dans chaque pays d'intervention  

R2 : Le RADDO est un interlocuteur reconnu par les sociétés civiles et les autorités nationales et internationales

R3 : Le RADDO est un centre de ressource d'information sur le développement des oasis

Objectif 3 : 

R1 : Les techniques d’adaptation et de GRN en milieu oasien sont développées au sein du Réseau

R2 : Des microprojets locaux de gestion des ressources naturelles et de LCC sont soutenus par le réseau

 

  • Description de l’action:

Objectif 1 : 

R1 : (i) Renforcement de l'animation du réseau (ii) Renforcement du CSP et de ses membres (iii) Pérennisation financière du réseau

R2 : (i) organisation des plates-formes nationales (ii) animation des plates-formes nationales.

Objectif 2 : 

R1 : (i) Renforcement des capacités des membres dans chaque réseau national (ii) Mise en place d'un processus multi-acteurs de recueil des bonnes pratiques avec les institutions nationales et internationales

R2 : (i) Caractérisation des méthodes et actions développées dans la composante ressources durables (ii) Mise en place d'une démarche de plaidoyer et mobilisation (iii) Mobilisation des décideurs publics en charge des cadres de développement sur la problématique oasienne

R3 : (i) vulgarisation et diffusion de l'information pour la sauvegarde des oasis (ii) Elaboration d'outils pédagogiques pour la sauvegarde des oasis (iii) Appui et conseil auprès des acteurs dans l'élaboration des projets de développement en milieu oasien

Objectif 3 : 

R1 : renforcer les projets locaux 

R2 : (i) Sélection, suivi et évaluation de 2 projets de gestion durable des ressources naturelles (ii) Sélection, suivi et évaluation de 2 projets d’adaptation au changement climatique.

 

  • Bénéficiaires :

Les principales catégories de populations oasiennes visées par le projet sont les suivantes :

  • les paysans : la diminution des ressources en eau et de la faible valeur ajoutée des productions oasiennes aggrave la situation des fellahs (paysans) oasiens de jour en jour ; cette population se retourne alors vers les activités urbaines.
  • les femmes : les femmes, souvent laissées seules après l’émigration et contribuant plus fortement que les hommes à la constitution du revenu local des ménages à partir de l’oasis, doivent bénéficier de plus d’opportunités pour accélérer le processus de développement économique et social.
  • les jeunes adultes : composante importante de  l’érosion de la population oasienne, leur insertion économique et leur motivation doivent être renforcés.
  • les enfants : futurs héritiers et gestionnaires des oasis, leur sensibilisation doit être entreprise tôt. 

Tous ces groupes sont regroupés dans des organisations communautaires de base ciblées par les points focaux dans les oasis. 

  • Budget : 1 290 810 euros 
  • Détail du financement selon les bailleurs / perspectives de financement :
  • AFD : 600 000 euros 
  • FAO : 200 000 euros 
  • Partenaires RADDO : 100 000 euros 
  • Cofinancement recherchés : 390 810 euros 
  • Premiers résultats [MB2] (si on dispose de ces informations)  
  • La rédaction de 60 fiches de « Bonnes Pratiques » de gestion adaptative des oasis en Tunisie, au Maroc et en Mauritanie 
  • Élaboration d’une stratégie de plaidoyer pour la conservation des oasis en Tunisie, au Maroc , en Mauritanie et en Algérie 
  • Quels sont les moyens techniques / équipements ?
  • Equipements techniques pour la composante Gestion durable des ressources qui correspondent notamment à la réhabilitation de systèmes traditionnels ou l’installation de systèmes hydrauliques.
  • Formations et échanges  incluant les déplacements, l’hébergement, l’alimentation et les interventions éventuelles. 
  • Capitalisation correspondant aux travaux de caractérisation dans chacun des pays
  • Participation à des rencontres, évènements comprenant les déplacements, l’hébergement, l’alimentation et la tenue de stands RADDO
  • Production d’outils de communication et pédagogiques : site internet, lettre d’information, vidéos
  • Quels sont les moyens humains (personnes impliquées) ?
  • Un coordinateur international, basé au CARI en France
  • 1 coordinateur national dans chacun des pays du Maghreb (personnel local)
  • 1 appui à la coordination internationale par pays sous forme de volontariat
  • 1 référent national pour chaque pays du Sahel (personnel local)
  • Le projet va également faire appel aux salariés des structures partenaires déjà en place notamment pour le suivi administratif et financier du projet : comptable, secrétaire

Pour en savoir plus

  • Nom et contact de la personne de référence (chef de projet ou coordinateur) : Mathilde BOURJAC : oasis@cariassociation.org
  • Site web : www.raddo.org

Pour la suite du projet…

  • Quelles perspectives dans l’avenir ?

Le financement pour le PACO4 était le dernier financement en réseau reçu par l’AFD, ce projet PACO était donc le dernier : le réseau est donc en phase de réflexion pour savoir quelle forme de perspective peut être créée.  

Contacts

Mme
 Mathilde Bourjac

Chargée de projet Oasis , Coordinatrice internationale du RADDO
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