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Technique de reproduction des palmiers dattier : expérience positive en Adrar

Dans la périphérie d’Atar, à Theièret, un oasien visionnaire et ingénieux est constamment à la recherche de nouvelle technique pour sa palmeraie. Récemment, suite au visionnage d’une vidéo réalisé par un jordanien, il a expérimenté une nouvelle technique de reproduction des plants de palmiers dattiers.

Sa palmeraie, son champ d'expérimentation

Traditionnellement, les rejets du palmier permettent d’assurer la prochaine génération de la palmeraie. Cependant, récemment Mohamed Bamba Abeidna  a opté pour une technique apparenté à celle du marcottage. Elle consiste à garder le rejet sur le plant mère et entourer la base du rejet d’un sachet contenant du sable et du fumier de caprin. Après quelques semaines, des racines commencent à se former. Une fois suffisante, le plant est séparé du pied mère et directement transplanter en pleine terre.

Cette technique présente de nombreux avantages (photos) :

  • Le gain de temps : la croissance en pépinière est chronophage, car le développement végétal au cours de cette période de croissance est relativement lent. Aussi, l’entretien et le suivi de la pépinière demandent du temps au phoeniciculteur.
  • Le gain d’espace : la pépinière n’est plus nécessaire et permet ainsi de gagner de l’espace sur la parcelle.
  • Une meilleure reprise : la technique traditionnelle permet une reprise de 30%, alors que la marcotte avoisine les 100% de reprise.
  • Un revenu supplémentaire : les plants excédentaires sont revendus sur les marchés locaux. Les phoeniciculteurs en sont friands car la reprise est plus rapide qu’avec le repiquage de rejet.

Aujourd’hui, Mohamed est fier des résultats de son expérience

Il explique que, certains clients viennent même de Nouadhibou (Côte Atlantique) pour venir chercher des plants. Récemment, la production de dattes à commencer dans cette région, mais les phoeniciculteurs font face à des difficultés dues aux teneurs élevées en sel dans le sol. Toutefois, ils indiquent que les plants produits par marcottage résisteraient mieux au sel que les rejets conventionnels. A suivre !

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