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Retour de mission à Jorf

2017_AOFEP_Jorf(C)CARI
Mission d’évaluation du projet d’ «Appui à la sauvegarde de l’oasis de Jorf par la diffusion des pratiques agroécologiques » réalisée entre mars et mai 2017.

Les agriculteurs de l’oasis de Jorf, de Tinejdad ainsi que les éleveuses du village de Taghia ont ainsi été enquêtés, ces deux derniers mois (sur leur niveau de satisfaction, les pratiques adoptées, les problèmes rencontrés, et il leur a été demandé de formuler des recommandations pour le CARI).

La chargée d’évaluation, a été appuyée sur place par les membres des associations partenaires l’Association Jorf adhil pour le Développement Durable (AJADD) à Jorf et l’Association Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP) à Tinejdad.

Rappels sur le projet :Entre mai 2012 et novembre 2016, ce projet consistait en l’accompagnement d’une ferme démonstrative dans le renforcement de ses capacités en agroécologie et au partage de pratiques agroécologiques par la réalisation de formations. Ces formations abordaient de nombreux thèmes à savoir : la culture du palmier dattier, la traction animale avec l’utilisation de la kassine, la production et la conservation de semences, le maraîchage (rotations, compost, semis précoces etc.), l’apiculture, l’arboriculture, la lutte phytosanitaire naturelle, la biométhanisation ainsi que la conduite de l’élevage de D’man, race de brebis locale.

La formation sur les palmiers dattiers -délivrée par Moulai Moulai, agriculteur-formateur algérien- a été particulièrement appréciée par les agriculteurs. Ces derniers ont mis en place un nombre élevé de nouvelles pratiques comme le nettoyage du palmier, récupération et plantation des rejets, éclaircissement des régimes de dattes pour augmenter leur taille, traitement contre la cochenille, etc.

Les formations sur la sélection et la conservation des semences se sont également avérées très pertinentes étant donné le prix élevé de ces dernières dans la région. Un petit groupe d’agriculteurs a intégré les principes de l’agroécologie, et de nouvelles pratiques ont été adoptées en arboriculture (notamment la taille des oliviers) et en apiculture (division des essaims, obtention de plus de reines, etc.).

Malgré ces avancées positives, la sécheresse reste la problématique majeure des agriculteurs, dont les revenus varient fortement en fonction de la disponibilité en eau.

Concernant la traction animale, bien que l’utilité de la kassine ait été reconnue par une partie des agriculteurs, sa diffusion a été largement freinée par son coût de fabrication, jugé trop élevé.

2017_Joffre_rencontreEA(C)CARI

Ces témoignages ont ainsi permis de repréciser les attentes des agriculteurs de cette région en matière de formation, et permettront d’améliorer le dispositif de formationset d’accompagnement en agroécologie du CARI.

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