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Article : Quelle durabilité pour les oasis du Sahara algérien

Les oasis du Sahara et leurs vergers de palmiers dattiers, produits quasi miraculeux de l’eau et de l’expérience agraire millénaire des nomades du désert, sont aujourd’hui menacés. Comment préserver et développer les oasis, îlots de vie en milieu hostile ? Un constat et des perspectives de durabilité, par Khaled Amrani (laboratoire PACTE, université de Grenoble).

La culture du palmier dattier (la phoeniciculture) remonte à l’Antiquité et ne peut se dissocier de l’histoire des deux plus anciennes civilisations agraires, la Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, et l’Egypte le long de la vallée du Nil. Originaire du Golfe persique, la phoeniciculture a vu le jour vers 5000 avant Jésus-Christ grâce aux techniques de maîtrise de l’eau d’irrigation et à l’appropriation des techniques de la culture du dattier. Ce dernier, reliquat de l’ère tertiaire du point de vue paléontologique a prospéré dans un premier temps par sélection naturelle, puis par la suite grâce à l’intervention de l’homme. C’est ainsi que d’autres variétés sont apparues et ont été introduites dans d’autres contrées arides lors des étapes caravanières. Les routes commerciales transsahariennes ont joué un rôle important dans la diffusion de techniques agricoles hautement sophistiquées puisque dans ce contexte le développement de vergers phoenicicoles a permis de créer une ambiance climatique favorable à d’autres cultures potagères, céréalières, fourragères et fruitières. C’est à partir de là que les chaînes d’oasis commencent à se constituer dans cette vaste écorégion aride (Toutain et al, 1988 ; Amrani et al, 2011).

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