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Une fuite de gaz provenant de l’usine chimique de Gabès provoque une vague de contestation auprès des militants écologistes tunisiens

Le 22 janvier, les habitants de Gabès ont pu observer une étrange fumée orange dans le ciel. Celle-ci provient de la zone industrielle de Gabès, dont l’activité est la transformation de phosphate qui rentre dans la fabrication d’engrais chimique utilisée dans l’agriculture conventionnelle du monde entier. Cette fuite de gaz n’est malheureusement pas la première depuis la création du complexe industriel du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Selon les observateurs de France 24, il s’agirait d’une fuite de dioxyde d’azote émanant de l’unité d’ammonitrate. Les pompiers sont intervenus pour secourir des employés, travaillant prés du site, soufrant de détresse respiratoire après avoir inhalé les gaz de la cheminée de l’usine.

Il fait savoir que la Tunisie est un des plus gros producteurs de phosphate au monde. Le groupe chimique tunisien (GCT), entreprise publique, est installé, depuis 1972, proche des côtes gabesienne. L’entreprise est déjà accusée d’avoir pollué la côte maritime et d’être responsable d’engendrer une pression importante sur les ressources en eau. Ces pratiques accélèrent l'assèchement des nappes phréatiques de la région et mettent en jeu tout l'équilibre de l'écosystème oasien du territoire, plus particulièrement celui de l'oasis de Chenini.

Dés le lendemain, de nombreux habitants de Gabès et de Tunis se sont insurgés et ont manifesté pour l’arrêt de la production et de la dégradation progressive de l’environnement. C’est le mouvement-stop pollution, connue en Tunisie pour ses actions militantes, qui a mené le cortège des manifestants.

Dans les oasis aussi on en parle : M. Taieb Hnihina, citoyen de l'oasis de Chenini à quelques kilomètre du GCT, donne son avis dans le documentaire réalisé à Chenini sur l’engagement des jeunes volontaires. « Nous ne sommes ni contre ni pour le groupe chimique ou bien la cimenterie qui représente une source d’emploi pour beaucoup de monde, mais ces derniers doivent récompenser les dégâts qu’ils ont causés à l’oasis. S’ils utilisent les ressources naturelles de Chenini, nous demandons qu’ils nous offrent au moins les moyens de développer notre oasis. »

Ce documentaire présenté lors du 2ème consortium du projet TERO « Territoires engagés pour la résilience des oasis » ce 22 janvier (voir article). Les participants ont pu se rendre compte en direct des problèmes environnementaux que subissent les oasis et ses habitants.

Crédit photo : France 24 "photo prise mardi 22 janvier par un membre de la campagne "Stop pollution" à Ghannouch, près de la ville de Gabès".

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