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Secteur de l’eau en Mauritanie : mise en place d’un processus participatif

La qualité des services relatifs à l’eau, l’hygiène et l’assainissement en Mauritanie souffre de graves inégalités entre les populations rurales et urbaines. Les taux d'accès à l'eau potable et à l'assainissement sont beaucoup plus bas dans les zones rurales accueillants les populations les plus pauvres. Une conséquence sociale majeure de ces faibles taux d’accès est que les maladies diarrhéiques continuent d’être la deuxième cause de mortalité infantile dans le pays.

Viser les plus vulnérables

La stratégie sectorielle du pays, qui couvre la période de mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD), a pris en compte cette situation et ces lacunes. Ainsi, l’équité dans l’allocation des ressources, ciblée en particulier sur les groupes vulnérables, sera améliorée en renforçant l’adhésion du secteur à la SCAPP (Stratégie pour la croissance accélérée et la prospérité partagée). Le SCAPP a été officiellement adopté en octobre 2017 et comprend notamment un plan d'action prioritaire pour 2016-2020.

De plus, le pays a adopté une approche collaborative du travail sectoriel, sous la direction du gouvernement central. Au niveau national, le SCAPP, qui constitue le cadre politique pour le développement du pays, a été élaboré avec la participation de partenaires techniques, de la société civile et de représentants gouvernementaux. Dans le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, le gouvernement et les partenaires actifs pour le développement collaborent pour améliorer les méthodes de travail. Au niveau local, le gouvernement travaille avec les administrations locales pour regrouper les villages afin d'accélérer la mise à disposition de services publics décentralisés. Enfin, le REPAM (Réseau mauritanien pour l’eau potable et l’assainissement) souhaite devenir le forum central pour la gestion des connaissances et l’échange d’informations dans ce secteur.

Engagements internationaux

Une initiative récente illustre bien cette collaboration multipartite menée par le gouvernement. En novembre 2017, avec l'aide de l'Unicef, le ministère de l’hydraulique a organisé une rencontre concernant une initiative internationale nommé Sanitation and Water for All (SWA).
Pour rappel, la SWA est un partenariat entre les gouvernements et leurs partenaires de développement, y compris la société civile, le secteur privé, les donateurs, les agences des Nations Unies et les institutions de recherche. Ensemble, les partenaires stimulent le dialogue politique, coordonnent et surveillent les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs des objectifs de développement durable (ODD) relatifs à l'assainissement, à l'eau et à l'hygiène.
L’atelier de suivi de la SWA organisée à Nouakchott visait « le financement, suivi et évaluation des objectifs de développement durable». Les participants comprenaient des représentants du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile. Les présentations générales sur le secteur et la SWA ont été suivies de discussions. À la fin de l’atelier, les participants ont formulé des recommandations communes sur les éléments constitutifs de la SWA afin d’améliorer les performances du secteur.

Ces fortes collaborations multipartites commencent à donner des résultats significatifs. Le secteur bénéficie d’une forte synergie dans les efforts de plaidoyer entrepris par les différents acteurs. En outre, le processus d’établissement de consensus pour les orientations stratégiques définitives du secteur s’est considérablement accéléré.

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