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Tournage d'un film documentaire sur la valorisation d'une bonne pratique oasienne

Dans le cadre du projet FAO « Gestion Adaptative et Surveillance des Systèmes Oasiens au Maghreb » financé par le FEM et en partenariat avec le RADDO, l’Association Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP) a encadré la réalisation d’un court documentaire sur la valorisation d’une bonne pratique oasienne concernant la gestion des ressources hydriques.

Ce film a été tourné dans l’oasis de Tighfert, afin de mettre en valeur la bonne pratique de gouvernance au sein du Ksar. En effet, l’oasis de Tighfert est en passe d’être reconnue internationalement comme APAC « Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire » à la suite d’un projet mené par l’AOFEP, en partenariat avec le PNUD et le FEM/GEF. Au sein de cette oasis, la population a su garder un mode de gouvernance traditionnelle, tant pour la gestion des affaires du ksar que pour la gestion des ressources hydriques. L’oasis de Tighfert est confrontée, à l’instar des oasis du Maroc, à un certain nombre de contraintes liées notamment à la modernisation, à l’urbanisation croissante, aux changements des modes de vie, à l’exode des jeunes, ainsi qu’à un usage excessif et non adapté des ressources en eau. Ce mode de gestion ancestral, que la communauté a su préserver à travers son groupement ethnique (Jmaa), a permis de maintenir cet écosystème face aux aléas qui l’impactent.

Le tournage du film s’est déroulé du 28 au 30 septembre 2019 sous la coordination de Martin Demay de Rasca Production. L’AOFEP a déployé tous ses efforts pour permettre la réalisation de ce film dans un temps court et donner l’accès à des paysages diversifiés. Un réel investissement a été fourni pour mobiliser les acteurs locaux, qui, en pleine récolte des dattes ont tout de même réussi à accorder un peu de temps pour quelques témoignages sur la gouvernance du ksar, de l’eau et le transfert intergénérationnel des pratiques ancestrales. La parole a également été donnée aux femmes et aux jeunes du ksar pour connaître leur rôle dans la préservation de l’oasis, ainsi que leurs interactions avec le groupement ethnique qui gère les affaires du ksar et de la palmeraie. Enfin, l’AOFEP par la voix de son président a présenté l’importance de reconnaissance de cette zone comme une APAC.

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